30.11.2008
Récit d'une descente de police dans un lycée du Gers…
Récit d'une descente de police dans un lycée du Gers… Le témoignage du professeur a été diffusé sur France inter. A écouter absolument:
http://www.dailymotion.com/video/k27ZAJpJckkL90RgPZ
"Je fais cours quand, tout à coup, sans prévenir, font irruption dans le lieu clos de mon travail quatre gendarmes décidés, accompagnés d'un maître-chien affublé de son animal. Personne ne dit bonjour, personne ne se présente. Sans préambule, le chien est lancé à travers la classe. Les élèves sont extrêmement surpris. Je pose des questions aux intrus, demande comment une telle démarche en ce lieu est possible. On ne me répond pas, j'insiste, on me fait comprendre qu'il vaut mieux que je me taise. Les jeunes sont choqués, l'ambiance est lourde, menaçante, j'ouvre une fenêtre qu'un gendarme, sans rien dire, referme immédiatement, péremptoirement. Le chien court partout, mord le sac d'un jeune à qui l'on demande de sortir, le chien bave sur les jambes d'un autre terrorisé, sur des casquettes, sur des vêtements. La bête semble détecter un produit suspect dans une poche, et là encore on demande à l'élève de sortir. Je veux intervenir une nouvelle fois, on m'impose le silence. Des sacs sont vidés dans le couloir, on fait ouvrir les portefeuilles, des allusions d'une ironie douteuse fusent. Ces intrusions auront lieu dans plus de dix classes et dureront plus d'une heure. Une trentaine d'élèves suspects sont envoyés dans une salle pour compléter la fouille. Certains sont obligés de se déchausser et d'enlever leurs chaussettes, l'un d'eux se retrouve en caleçon. Parmi les jeunes, il y a des mineurs. Dans une classe de BTS, le chien fait voler un sac, l'élève en ressort un ordinateur endommagé, on lui dit en riant qu'il peut toujours porter plainte. Ailleurs (atelier de menuiserie-charpente), on aligne les élèves devant le tableau. Aux dires des jeunes et du prof, le maître-chien lance : « Si vous bougez, il vous bouffe une artère et vous vous retrouvez à l'hosto ! » Il y a des allées et venues incessantes dans les couloirs, une grande agitation, je vois un gendarme en poste devant les classes. J'apprendrais par la suite qu'aucun événement particulier dans l'établissement ne justifiait une telle descente. La stupeur, l'effroi ont gagné les élèves. On leur dira le lendemain, dans les jours qui suivent qu'ils dramatisent.
Ils m'interrogent une fois la troupe partie, je ne sais que dire, je reste sans voix. Aucune explication de la direction pour le moins très complaisante. Je comprends comment des gens ont pu jadis se laisser rafler et conduire à l'abattoir sans réagir : l'effet surprise laisse sans voix, l'effet surprise, indispensable pour mener à bien une action efficace, scie les jambes. Ensuite, dans la journée, je m'étonne de ne lire l'indignation que sur le visage de quelques collègues. On se sent un peu seul au bout du compte. Certains ont même trouvé l'intervention normale, d'autres souhaitable. Je me dis qu'en cinquante ans (dont vingt comme prof), je n'ai jamais vu ça. Que les choses empirent ces derniers temps, que des territoires jusque là protégés subissent l'assaut d'une idéologie dure. Ce qui m'a frappé, au-delà de l'aspect légal ou illégal de la démarche, c'est l'attitude des gendarmes : impolis, désagréables, menaçants, ironiques, agressifs, méprisants, sortant d'une classe de BTS froid-climatisation en disant : « Salut les filles ! » alors que, bien sûr il n'y a que des garçons, les félicitant d'avoir bien « caché leur came et abusé leur chien ». A vrai dire des marlous, de vrais durs n'auraient pas agi autrement. C'est en France, dans une école, en 2008. Je me dis que ces gens-là, les gendarmes, devraient accompagner les gens, les soutenir, qu'ils devraient être des guides lucides et conscients. Au lieu de ça, investis d'un drôle de pouvoir, ils débarquent, on dirait des cow-boys, et terrorisent les jeunes."
Un professeur qui ne manque jamais de faire contre la drogue une prévention qu'il juge intelligente.
Sources: France inter - pour écouter le témoignage: http://www.dailymotion.com/video/k27ZAJpJckkL90RgPZ











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Commentaires
Quoi dire ??? il n'y a pas de mot pour décrire un tel manque de respect de l'être humain, c pire que ça !!! c'est ignoble, répugnant , scandalisant et personne ne lève le petit doigt : dans quel monde sommes nous ???? pour qui se prennent-ils , ces gens à uniforme, sous prétexte qu'ils ont le pouvoir et qu'ils sont là, soit disant pour faire régner l'ordre et la justice !!! Belle justice où ce sont toujours les petites gens qui trinquent et les gens de couleur ou ceux qui représentent 1 minorité ! Ayons le courage de dire ce que nous en pensons, arrêtons de se comporter comme des moutons et élevons la voix quand il le faut !!!
Ecrit par : Mercier Michèle | 03.12.2008
j'ai du mal a croie une telle barbarie dans une salle de classe; avec des adolescents à qui nous sommes en devoir de rassurer sur le monde mieux sur le pays dans lequel ils vivent...
Si des "forces d'ordre", figures d'autoruté dans un état, dépassent la limite du respect de la personne; qu'attendre de cette nouvelle génération, qui va assumer notre pays plus tard? Ou bien veut-on leur signifier que bien sûr ils sont exclus, et qu'ils n'ont aucune place de confiance dans cette société???
Alors on banalise, parce qu'on les ignore???
Jusqu'à quand???
Ecrit par : arabaci | 05.12.2008
Et voilà comment des "cow-boys", des proto-terroristes se dissimulent sous l'excuse de l'ordre et la protection d'un préfet qui ne peut pas faire autrement. La menace érigée en loi. Quelle honte pour la Police, corps deux fois centenaire qui mérite mieux que ces pratiques ignboles. Quelle atteinte aux droits de ces jeunes citoyens français. Les deux parties sont lésées et seule l'illégalité, l'illégitimité progresse. J'ai honte pour notre Nation que j'aime, pourtant. Tout citoyen doit se sentir humilié à la lecture de ce témoignagne. C'est intolérable.
Ecrit par : robespierre | 07.12.2008
La facon d'agir de ces Gendarmes (et non de policiers comme le dit robespierre ) est totalement ignoble et irrespectueuse d'abord contre les eleves qui eux n'ont rien demander a personne et contre le profeesseur qui comme il le dit se contne te de faire son devoir ! Quelle honte dans le pays des libertée qu'est la France !!! Il faut agir
Merci pour nous les jeunes de lycées (16 ans 1ere ES) et apres on nous apprendla democratie en cours !! ca fait peur !!
Ecrit par : Prk | 09.12.2008
J'adore le parti pris mélodramatique du ton choisi dans la description.
Le témoignage de ce professeur (même pas corroboré par ses collègues) m'a l'air bien trop orienté pour être considéré complètement honnête.
Juste les tournures les plus flagrantes, mais il y en a bien d'autres :
"un maître-chien affublé de son animal" -> Le choix du terme affublé alors que par définition un maitre chien est accompagné d'un chien.
"le chien est lancé à travers la classe" "le chien court partout" -> Quelqu'un a déjà vu travailler un chien renifleur ? Par ce que celui ci n'a apparemment pas été dressé correctement.
"le chien bave sur les jambes d’un autre terrorisé, sur des casquettes, sur des vêtements" -> C'est plus un chien, c'est une limace.
"La bête semble détecter un produit suspect " -> La bête, il s'appelait pas 666 le chien pendant qu'on y est.
"Parmi les jeunes, il y a des mineurs." -> Des lycéens mineurs, ça existe ? Pourquoi cette précision a part un effet mélodramatique grossier.
"J’apprendrais par la suite qu’aucun évènement particulier dans l’établissement ne justifiait une telle descente." -> A part la demande de la direction appuyée par les magistrats ?
"Je comprends comment des gens ont pu jadis se laisser rafler et conduire à l’abattoir" -> Et c'est parti. Un premier point Godwin.
"subissent l’assaut d’une idéologie dure" -> Et un second, voila un professeur qui ne s'embarrasse pas de scrupules pour faire passer ses idées.
"au-delà de l’aspect légal ou illégal de la démarche" -> Et auquel les mensonges ne font pas peur.
Bref, a prendre avec un peu de recul je pense.
Ecrit par : fred | 10.12.2008
droit de réponse du major CB BT AUCH après le contrôle stupéfiant à l'école des métiers à AUCH
Ce gendarme risque gros en témoignant ainsi sachant qu'il est astreint à un devoir de réserve. On peut donc croire ce qu'il écrit.
Je vous livre un large extrait de son témoignage sachant que dans son courriel il autorise sa diffusion :
Texte reçu :
"Je suis le Major TRIBOUT, Jeannyck, commandant la brigade territoriale autonome de AUCH ( vous voyez, moi je n'ai rien à cacher ).
Je vous autorise à retransmettre et à diffuser sans restriction aucune et sans masquer mon nom les faits relatés et mon commentaire sur l'intervention de ce professeur. En outre, je voudrais dans un premier temps que vous inondiez le forum gendarmes et citoyens de mon mail, toujours sans rien masquer.
Bonjour, avant d'écouter l'intervention de ce professeur sur les ondes de FRANCE INTER, je tiens à préciser les points suivants. Les faits dénoncés sont totalement faux et je vais vous dire pourquoi je suis bien au courant de ces faits.
--Le lundi 17 novembre 2008 de 10 h 30 à 12 h 00 sur la demande du directeur de l'école des métiers de AUCH/PAVIE ( lettre à l'appui) et sur réquisition de madame le Procureur de la République à AUCH, une recherche de produits stupéfiants est organisée dans cet établissement. 18 classes sont prévues (274 étudiants âgés entre 17 et 30 ans ) sont concernés. 14 gendarmes + 2 maîtres de chiens sont en charge de ce contrôle. Je suis à la tête de ce groupe et responsable de ce contrôle ( c'est pour cela que je connais bien ce dossier ).
-----Lorsque nous entrons dans la classe de ce professeur, nous sommes 4 gendarmes et un chien de recherche STUP.
Nous avons été précédé du directeur de l'établissement qui rentre le premier et explique le but de la visite.
Lorsque nous rentrons, nous disons bonjour (nous attendons toujours la réponse du professeur ).
Nous indiquons aux étudiants comment nous allons opérer et leur demandons de ne faire aucun geste brusque, ne pas regarder le chien dans les yeux et de le laisser travailler.
A ce moment là ce professeur ouvre la fenêtre et déclare " en 50 ans de carrière je n'ai jamais vu çà, nous sommes dans un Etat policier ".....
Ce professeur a la cinquantaine!! Nous refermons effectivement la fenêtre.
Pendant toute la durée du contrôle, le professeur tourne le dos à la classe, regarde par la fenêtre, il ne verra rien de cette intervention proprement dite et il n'adressera à aucun moment la parole à qui que ce soit............même pas pour soit disant défendre ses élèves.
Le chien n'a agressé personne et n'a démoli aucun ordinateur ou vêtement. Il n'y a eu de fouilles/palpations de personnes qui ont été "marquées" par le chien qu'avec leur accord.
Aucune personne ne s'est retrouvée en caleçon. Lorsque les gendarmes ont quitté la classe l'un d'eux a effectivement dit " au revoir messieurs dames " car dans les classes précédentes il y avait des femmes, dans celle-ci il n'y en avait pas, mais il n'a jamais été dit "salut les filles".
Ce que le professeur oublie de dire, c'est que lorsque nous avons quitté sa classe il a dit aux élèves " ouvrez vite les fenêtres çà pue "......
çà c'est pédagogique !!!!!
Il faut savoir que lors de ce contrôle 6 étudiants ont été trouvés porteur de STUP dont un avec 34 grammes et une petite balance électronique sur lui pour la revente. Si ce professeur accepte çà...........l'avenir de nos enfants est bien sombre.
---Il faut savoir également que 1 mois 1/2 auparavant deux gendarmes (formateur relais anti drogue ) sont intervenus dans cet établissement pour faire de la prévention, c'est à dire informer du danger de la drogue sur la santé, sur les conséquences pénales, et ont averti les étudiants qu'il y aurait des contrôles.
----Ce professeur soixante-huitard sur le retour et défenseur des causes perdues est surtout un " GROS MENTEUR " et par contre lui, ne fait pas honneur à sa profession, car je connais bon nombre de professeurs qui ont de vraies valeurs pédagogiques et qui font de la prévention en étroite collaboration avec les gendarmes...........mais lui il retarde d'une "révolution".
---Maintenant, vous pouvez écouter ce tissu de mensonges, mais moi Major TRIBOUT, Jeannyck, commandant la BTA AUCH et responsable de cette opération certifie que tous les propos de ce professeur sont mensongés.
------Signé Jeannyck TRIBOUT"
Il est de bon ton (paradoxalement dans les professions les plus intellectuelles) de "taper" sur les représentants de l'ordre, rendant leur tâche plus difficile qu'elle ne l'est déjà.
Pourtant, il est fort dommage que la version des flics n'ait pas du tout été médiatisée. Je ne prétends pas que le Major Tribout seul, a la vérité. Mais quand je vois le risque qu'il a pris en faisant ce courriel et en autorisant sa diffusion, je suis tenté de le croire lui...
http://cozop.com/elmone/affaire_des_gendarmes_dans_le_college_de_marciac_un_autre_echo
Ecrit par : je fais suivre | 16.12.2008
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