14.01.2011
Les ventes privées vu par un Marius
Le monde virtuel et la net-économie ont changé la donne en matière de commerce. que ce soit pour vendre des livres, de la musique, des meubles ou même des chaussures, alors que les soldes viennent de démarrer en France, la mode reste toujours aux ventes privées et autres divertissements de ce type qui finalement ont coupé l’acheteur du lien humain qui le liait au vendeur. Le clic a remplacé efficacement l’humain. Les vitrines ont disparu, les hangars de plus en plus gigantesques voient le jour pour s’organiser en palettes sans vie. Néanmoins quelques ingénieux ont commencé à résister à cette génération déshumanisée. En voici le portrait de l’un d’entre eux.
Marius, un artisan d’exception. Il aime son métier et il a la passion. Lorsqu’on l’approche, on est grisé par l’image qu’il donne sans difficulté d’un vrai artisan à l’ancienne. Un vrai orfèvre de son art. Il est collé à son amour des chaussures et il est vraiment palpable chez lui sa connaissance des techniques, des ouvrages et des moyens qui ont permis de produire une botte, une chaussure, une sandale. Puit de science ou de sociologie, il aime souvent à se replonger dans l’histoire d’un monde artisanal multi-millénaire et il connaît l’histoire de sa profession, les courants, les révolutions techniques ou créatrices qui ont pu faire de lui aujourd’hui un véritable « chausseur », très fier de ce long apprentissage de son monde.
Marius a donc une boutique qu’il bichonne au jour le jour. Il a su connaître les gouts, les tendances de ses clients qu’il essaie toujours de connaître avec son coté humain et son bel accent méditerranéen. Il tisse donc des liens, parfois sonde les futures tendances de la mode de demain et se dit fièrement qu’il avait déjà prévu ce que les concepteurs les plus géniaux ont mis des mois à trouver avec bien plus de moyens qu’il n’a lui… Mais à chacun son métier se dit Marius… lui, il aime la proximité…
Un monde qui change et qu’il a su apprivoiser. Voyant les ventes privées se multiplier sur Internet, Marius a vu cela comme une nouvelle mode, certes moins humanisées mais il s’est pris au jeu. Rapidement, il a acquis un savoir-faire, il s’est plongé dans les codes XML, HTLM… malgré sa passion pour les cuirs, les peaux retournées, les formes voluptueuses des talons et des bottes… Marius a donc saisi l’appel du numérique pour le « rendre plus proche ». Il a d’abord lancé un site internet puis sans trop hésité, il a jugé que lui aussi, passionné pouvait assouvir la volonté de ces clients en allant sur la Toile. Marius « orfèvre du cuir et des chaussures en tout genre » a sondé le monde qui change pour rester et persister.
Et aujourd’hui, il est toujours plus passionné… en plus de bichonner sa boutique, il s’est mis à ouvrir des pages sur Facebook, à Twitter et enfin à toujours trouvé le détail qui fait la différence dans son petit site à visage humain… Il est donc resté lui-même et fait ses ventes privées…
La société d’aujourd’hui et du temps réel, c’est donc ces Marius, passionnés et toujours humains avec ou malgré la Toile ;)
Cela me tenait à cœur de faire ce portrait d’un homme de son temps.
http://www.label-chaussures.com/
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